La vie humaine est de la plus grande valeur parce que nous sommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. La vie est un don précieux de Dieu, ce qui signifie que chaque être humain, riche ou pauvre, instruit ou non, jeune ou âgé, manifeste l’image de son Créateur. L’être humain est créé pour un but, et tout ce qui s’y oppose ou en détourne le sens va à l’encontre de la dignité humaine.
La vie humaine est comme une graine pleine de potentiel, présente en chacun de nous. Les éléments de ce potentiel doivent être découverts, nourris et développés afin de faire émerger quelque chose de beau et d’unique. Ce potentiel est destiné à faire briller notre lumière, c’est-à-dire une vie en plénitude, au cœur de l’obscurité de la souffrance et de la destruction. Cela implique que la vie humaine est un processus de devenir, quelque chose de continu. La pauvreté, le handicap, la technologie, l’âge, le niveau d’éducation, le statut social, l’opinion des autres ou toute autre épreuve ne diminuent pas la valeur de la vie humaine.
La traite des êtres humains est un acte illégal d’exploitation des personnes à des fins lucratives, et elle empêche le développement du potentiel présent en chaque victime. La victime ne donne pas un consentement libre, ou celui-ci est obtenu par tromperie ou par abus de pouvoir.
L’instabilité politique dans nos pays africains, les guerres civiles, la pauvreté et les catastrophes naturelles poussent les personnes à fuir leurs foyers, provoquant le déplacement d’individus et de familles. Une fois contraintes de fuir, elles font face à de nombreuses difficultés, financières, sociales et psychologiques. Ces situations deviennent des cibles faciles pour les trafiquants, et les victimes sont exposées à toutes sortes d’abus et de traitements injustes.
Certaines sociétés en Afrique continuent de dévaloriser et de maltraiter les femmes. La discrimination et la violence basée sur le genre à l’égard des femmes et des filles entraînent une inégalité de pouvoir et d’opportunités entre les hommes et les femmes, souvent considérées uniquement comme ménagères et mères. Un parent peut être prêt à vendre sa fille, créant ainsi une opportunité pour les trafiquants. Les filles et les femmes qui se perçoivent encore comme inférieures aux hommes peuvent quitter volontairement leur foyer pour des destinations inconnues où une vie meilleure leur est promise.
En tant que Religieuses de l’Assomption, appelées par notre Fondatrice, Sainte Marie Eugénie, à éduquer les jeunes et les femmes, nous estimons qu’il est essentiel de sensibiliser à la traite des êtres humains selon notre réalité. Les jeunes travaillant dans notre ferme, les étudiants d’un institut de formation des enseignants voisin ainsi que les habitants des villages environnants, sans distinction de religion, de culture ou d’ethnie, ont été invités à une session de sensibilisation.
La session a été fructueuse car les échanges ont dépassé nos attentes. Leur plus grande joie a été que, quel que soit leur niveau d’éducation, chacun pouvait s’exprimer librement. Ils ont pris davantage conscience de l’identification des fausses promesses des trafiquants, des moyens d’éviter les pièges même en situation de crise financière, de chômage ou d’éloignement familial, et du fait que la traite des êtres humains est partout, des grandes villes aux villages ruraux.
Nous avons été marquées par leur ouverture et leur sincérité concernant la traite des êtres humains. Ils étaient prêts à partager ces connaissances avec leurs pairs. Nous avons promis d’organiser une formation continue.
Faites naître en vous la passion de lutter contre la traite des êtres humains sous toutes ses formes et proclamez d’une voix forte :
« PLUS JAMAIS !!!!! », puis agissez.
Par la communauté de Singa Chini – Moshi, Tanzanie