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Comment trouver ta voie sans te perdre

C eventvendredi 14 août 2026

Jamais il n'y a eu autant de possibilités et, pourtant, il a rarement été aussi difficile de choisir. Beaucoup de jeunes décrivent aujourd'hui la même sensation : trop de chemins ouverts, trop de bruit et le doute constant de prendre la mauvaise direction.

L'inquiétude d'une génération en quête de sens

Les données le confirment à l'échelle mondiale. L'Organisation mondiale de la santé estime qu'un adolescent sur sept, âgé de 10 à 19 ans, vit avec un trouble mental (l'anxiété et la dépression viennent en tête) et avertit que le suicide est la troisième cause de décès chez les jeunes de 15 à 29 ans. À cela s'ajoute quelque chose de plus silencieux : selon la Commission de l'OMS sur la connexion sociale, les adolescents et les jeunes sont le groupe qui déclare le plus de solitude dans le monde entier. Derrière l'hyperconnexion se cache une question très ancienne et très actuelle : pourquoi suis-je ici ?

Fixer le regard : une boussole pour ne pas se perdre

Sainte Marie-Eugénie de Jésus, notre fondatrice, répondait à cette question par une image simple : garder « le regard fixé » sur un point qui oriente tous les pas. Il ne s'agit pas d'avoir tout résolu, mais de savoir vers où viser. Lorsque nous savons où se trouve le nord, les mille petites décisions cessent d'être un labyrinthe. Sa conviction était claire : personne n'est ici par hasard ; il existe un bien concret que toi seul peux accomplir.

Le silence, face à la « fièvre de tout faire »

Elle mettait en garde contre un risque étonnamment actuel : la « fièvre de vouloir tout faire ». Vivre en courant nous épuise et nous désoriente. Face à cela, elle proposait quelque chose à contre-courant : soigner la vie intérieure et réserver des moments de silence et de prière pour se retrouver soi-même et retrouver Dieu. Le silence n'est pas du temps perdu ; c'est le sol ferme à partir duquel on peut ensuite agir. Et il est lié à une fidélité très concrète : habiter le présent, sans rester prisonnier du passé ni paralysé par l'avenir.

On ne chemine pas dans la solitude : l'esprit de famille

À cette solitude qui pèse parfois tant, la spiritualité de l'Assomption répond par l'« esprit de famille » : la certitude que le chemin se parcourt mieux accompagné. Des amis, une communauté de foi et des adultes qui aident à discerner le réel de l'illusion. Partager la recherche ne la rend pas moins personnelle ; elle la rend plus lumineuse.

Être toi-même, non une copie

Dans une culture de filtres, Marie-Eugénie invite précisément au contraire : « être soi-même avec la plus grande plénitude possible ». Reconnaître ses propres dons, assumer sa propre histoire et ses racines, et écouter cette « aspiration cachée » du cœur (ce désir de quelque chose de plus que les écrans ne parviennent pas à combler). C'est là que commence notre chemin personnel.

Un premier pas à ta portée

Trouver ta voie sans te perdre ne signifie pas ne jamais trébucher. Cela signifie marcher avec une boussole, avec du silence, avec de la compagnie et avec la vérité. Comme le rappelait sainte Marie-Eugénie, même sa propre faiblesse, remise entre les mains de Dieu, peut se transformer en force.

 

Almudena de la Torre

Équipe de communication

 

() Photos : Pexels — Darina Belonogova et Masi.*