QUESTIONS
CONTEXTE : Cette prière est composée en l’honneur de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie, notre mère et notre modèle. Dieu l’a préservé de tout péché depuis sa conception ; la préparant ainsi à accueillir pour donner au monde Celui qui est pur de tout péché : Jésus notre Seigneur et notre Dieu.
COMMENT RECITER CETTE PRIERE ?: Cette prière se dit lentement de manière à se l’approprier et faire sien les paroles.
D’OU JE TIRE CETTE PRIERE ? Cette prière est composée à partir de mon expérience avec la Vierge de par le privilège qu’elle a eu d’être préservé de tout péché depuis sa conception. Elle a gardé cette pureté jusqu’à la fin de sa vie. De ce fait, elle m’est un modèle, une mère et une inspiration dans le quotidien de ma vie. Je me suis aussi servie du commentaire pour cette solennité dans le missel Ephata et le missel du dimanche, fêtes et solennités.
QUAND LA RECITER ? Cette prière est récitée à volonté ; aussi à chaque fois qu’on a besoin d’un repère sûr, fiable et permanent pour plus de vie et de bonheur.
CE QUI POURRAIT AIDER L’ORANT DE CETTE PRIERE A MIEUX APPRECIER LE PROCESSUS
Seule la communion profonde avec Jésus, par l’intermédiaire de notre Mère la Vierge Immaculée, peut aider à entrer dans ce processus de rencontre et mieux apprécier cette prière.
CE QUI POURRAIT AIDER L’ORANT A SE SENTIR EN COMMUNION AVEC MARIE EN LA RECITANT
C’est en se sentant en parfaite sécurité entre les bras de notre Mère la Vierge Immaculée que l’orant peut réciter cette prière en toute confiance et abandon. A Jésus par Marie.
Reine du ciel et de la terre, Refuge des pécheurs et Mère très aimante, à qui Dieu voulut confier tout l’ordre de la Miséricorde, nous voici à tes pieds, nous tes enfants, pauvres pécheurs.
Nous t’en supplions, accepte notre être tout entier comme te bien et ta propriété ; agis en nous selon ta volonté, en notre âme et notre corps, en notre vie et notre mort et notre éternité. Dispose avant tout de nous comme tu le désires, pour que se réalise enfin ce qui est dit de toi : la Femme écrasera la tête du serpent et aussi Toi seule vaincras les hérésies dans notre monde.
Qu’en tes mains toutes pures, si riches de miséricorde, nous devenions un instrument de ton amour. Capable de ranimer et d’épanouir pleinement tant d’âmes tièdes ou égarées. Ainsi s’étendra sans fin le Règne du cœur divin de Jésus. Vraiment, ta seule présence attire les grâces qui convertissent et sanctifient les âmes, puisque la Grâce jaillit du cœur divin de Jésus sur nous tous, en passant par tes mains maternelles.
T’ayant destiné d’avance à devenir sa mère, le Verbe de Dieu t’a comblée d’une grâce particulière. Bien mieux, il vivait avec toi avant que tu ne le mettes au monde. Il est né, au temps qui lui était réservé, et son corps fut formé de ton sang, toi l’immaculée. Or depuis que tu as commencé à exister dans le sein infécond de ta mère, il n’y eu aucun moment où il ne fut pas uni à toi. Il ne serait pas raisonnable d’avoir une autre opinion sur ce point. Car si Jean Baptiste, d’immortelle mémoire, fut rempli de l’Esprit Saint dès le sein de sa mère, comme nous en avons été instruits, il serait déraisonnable de ne pas croire la même chose de toi Marie, la toute pure.
C’est ce que l’ange Gabriel veut dire par ces mots : le Seigneur est avec toi, et il nous le fait comprendre en opérant une certaine distinction dans le temps. Lorsqu’à ta demande, Vierge Marie, sans souillure, il cherche à expliquer la manière dont tu concevras, il ne parle pas au présent, mais au futur. Il fait cette prophétie : l’Esprit très saint viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te prendra sous son ombre.
Mais lorsqu’il te salue, il est clair qu’il te loue pour ce que tu possèdes déjà. Il dit : Réjouis-toi, il t’appelle Comblée de grâce, et te proclame bénie entre toutes les femmes, car tu es d’une bonté supérieure à toutes les autres femmes. Si donc il te nomme Comblée de grâce, ce n’est pas parce que tu le deviendras, mais parce que tu l’es et tu l’es effectivement, ajoutant encore que tu es bénie. C’est comme s’il disait : Ô Vierge comblée de grâce, le Seigneur est avec toi ; parce qu’il vit dans ton âme, tu es bénie entre toutes les femmes.
Voilà, Vierge immaculée, ce qu’il en est du présent. Ce qui vient ensuite concerne l’annonce d’événements futurs. Ceux-ci découlent évidemment du libre consentement donné par toi, ce don précieux que tu fais à Dieu, si précieux qu’on ne peut t’en offrir de meilleur. Quoi donc, pourrait bien égaler l’offrande dont Dieu avait justement besoin pour en faire l’assise et la fondation du mystère du salut, par lequel l’univers a été recréé et reconstruit beaucoup plus beau qu’avant ?
Il est clair à nos yeux qu’il en est ainsi. Au moment, où tu t’offris de ton plein gré et pria Dieu de tout ton cœur pour que s’accomplisse sa volonté, tu dis : Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. Alors, par la bienveillance du Père et la coopération de l’Esprit, le Verbe qui leur est consubstantiel et coéternel, qui avec eux est sans commencement, fut conçu dans ton sein et assuma notre substance, mais sans la souillure.
Ton fils Jésus, notre sauveur, est venu, portant en lui la nature assumée, sans mélanger les deux natures, ni la nature créatrice ni la nature créée. Il est apparu comme un être unique, une personne, divinisant l’humanité assumée et, par toi, sauvant toute la masse humaine, comme par un ferment.
La fête d’aujourd’hui rappelle ta conception sans tache du péché originel. Sur toi, le regard de Dieu s’est posé d’une façon toute particulière, parce qu’il t’a choisie pour devenir la mère de son Fils. C’est pourquoi tu es née immaculée. Non pas par ton mérite, mais par la grâce. Non pas pour toi, mais pour ton Fils. En ce sens, nous pouvons dire que tu étais préparée dès ta naissance à ta rencontre avec le Fils. Dieu t’a rendue pleine de grâce, pleine d’amour, parce que tu devais porter en ton sein le Verbe qui se faisait chair.
Tu as répondu positivement à cette vocation, et jamais tu ne t’es éloignée de l’amour pour ton Seigneur. Tu fus la première des croyants, la première de nous tous, la première à répondre « oui » à la parole de l’ange envoyé par Dieu. Certes, tu es troublée par les paroles que l’ange t’adresse. Tu n’as pas une grande considération pour toi-même ; bien au contraire, tu te sens une nullité devant Dieu, un sentiment rare pour nous qui sommes habitués à avoir une haute opinion de nous-mêmes. L’ange, devant ton trouble, te réconforte en te disant : sois sans crainte.
Toi, la jeune fille de Nazareth, es entourée de la puissance du Très-Haut et remplie de son amour. Tu peux alors répondre à l’ange : Voici la servante du Seigneur, que tout se passe selon ta parole.
Marie, la première à avoir été aimée de façon si grande par Dieu, tu es la première à répondre pleinement « oui ». Tu es la première des croyants, l’icône parfaite du disciple de tous les temps.
C’est de toi qu’il est dit : Quelle est celle qui s’avance brillante comme l’aurore, belle comme la lune, pure comme le soleil ? Tu es donc venue au monde, ô Marie, comme une aurore resplendissante, précédant par la lumière de ta Sainteté le lever du soleil de justice. Le jour où tu es apparue au monde peut bien s’appeler un jour de Salut, un jour de grâce.
Tu es belle comme la lune, car de même qu’il n’y a point de planète plus semblable au soleil que la lune, il n’est pas non plus de créature plus que toi semblable à Dieu. La lune éclaire la nuit avec la lumière qu’elle reçoit du soleil, mais tu es plus belle que la lune, parce qu’en toi, il n’y a ni tache, ni ombre.
Tu es pure comme le soleil : j’entends ce Soleil qui a créé le soleil : il a été choisi entre tous les hommes, et toi entre toutes les femmes.
Ô douce, ô grande, ô toute aimable Marie. On ne peut prononcer ton nom, sans avoir le cœur embrasé d’amour : et ceux qui t’aiment ne peuvent penser à toi qu’ils ne se sentent portés à t’aimer davantage.
Seigneur, tu as préparé à ton Fils une demeure digne de lui par la conception immaculée de la Vierge ; puisque tu l’as préservé de tout péché par une grâce venant déjà de la mort de ton Fils, accorde-nous, à l’intercession de cette Mère très pure, de parvenir jusqu’à toi, purifiés, nous aussi, de tout mal. Par Jésus le Christ notre Sauveur. Amen.