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Une session autrement…

U eventmardi 26 mai 2020

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Deuxième communication: Avec Lui et pour Lui

Original : anglais

Cette intervention sur l'histoire de notre congrégation a été donnée par Sœur Véronique, l'archiviste de la congrégation. J'ai été très impressionnée par ce que j'ai appris pendant ces trois jours.

En regardant les humbles débuts de notre congrégation, je comprends la parabole de la graine de sénevé dans l'Evangile. Le processus de développement des débuts modestes d'un rêve qui devient institut.

Les débuts de notre congrégation ont été très exigeants pour nos premières mères. Elles ont traversé montagnes et vallées. La congrégation est née du sacrifice, du dégagement joyeux, de la prière et du discernement, de l'amour et du zèle pour le royaume de Dieu et pour l'Eglise. Sainte Marie Eugénie a coopéré avec la grâce de Dieu qui l'a accompagnée et avec Mère Thérèse Emmanuel. La congrégation a commencé comme communauté, ce qui indique qu'il n'y a pas de province sans communauté et pas de congrégation sans province. Cela signifie que si vous avez de bonnes communautés, vous avez une bonne congrégation.

Le caractère fort et la détermination des filles de Sainte Marie Eugénie seront visibles pendant et après l'époque de l'expulsion de France au début du 20e siècle. Les sœurs étaient zélées pour assurer la continuité de la congrégation. Grâce aux laïcs que Dieu a envoyés pour coopérer avec nos sœurs, la congrégation a continué à exister. Que la lumière perpétuelle de Dieu brille sur eux. Ils font partie de notre histoire.

En tirant les leçons des défis liés à la fondation de notre congrégation, je comprends profondément que les défis sont faits pour nous fortifier et non pour nous briser. Nous devons seulement les traverser en toute sécurité avec Dieu, sinon nous sommes écrasées si nous comptons sur notre propre force. Chacune à son tour, contribue à la croissance de notre congrégation. Chacune doit participer pleinement, avec patience et discernement, au bien commun et à l'extension du royaume de Dieu. Sainte Marie-Eugénie dit : "nous sommes des pierres de fondation".

Le pouvoir de la relecture

La relecture est l'un des outils importants pour la croissance car elle nous aide à voir comment Dieu œuvre dans notre histoire sainte. La relecture porte ses fruits avec la prière et la sincérité.

Mère Marie Eugénie était ouverte à la Divine Providence. Elle s'en remettait totalement à Dieu : c’était la source de son espérance. Elle a donné toute sa personne à la réalisation du projet de Dieu, avec Thérèse Emmanuel qui a formé plusieurs générations au noviciat et qui a participé activement à la transmission du charisme de la congrégation.

L'unité des membres de la communauté, le lien qui les unissait, a sauvegardé l'existence et l'unité de notre congrégation pendant les moments les plus fragiles de sa croissance.

Il est touchant de comprendre comment Mère Marie Eugénie a été ferme pour défendre le but de notre institution. Elle était ardente, donc inébranlable. Nous remercions Dieu pour notre congrégation et pour tout le processus de notre croissance. J'ai été interpellée lorsque Sr Veronica a souligné que c'est au tour de la génération de Vatican II et de celles qui suivent de réaliser et de transmettre notre charisme. Que Dieu nous guide et éclaire nos chemins pour être de vraies filles de Mère Marie Eugénie.

Sainte Marie Eugénie, priez pour nous.

Sr Elizabeth KILUNGU (Afrique de l’Est)

Première communication

Original : français

L’annonce du confinement a bouleversé d’une manière particulière la session des jeunes sœurs qui devait avoir lieu de la mi-mars à mi-juin 2020. Elle a été au départ suspendue puis annulée dans sa forme initiale. Les sœurs qui devaient venir ont dû annuler leur vol au dernier moment. Certaines ont dû rebrousser chemin et d’autres n’ont même pas pu quitter leur communauté…

Néanmoins, Béatrice (Burkina-Faso), Octavie (Congo), Elizabeth (Kenya) ont pu fouler le territoire français quelques heures ou quelques jours avant le confinement. Ingrid (Guatemala) et Andreia (Brésil) étaient déjà en France depuis quelques mois et Théonisa (France) dans sa communauté à Bondy.

Ce bouleversement nous a fait prendre peu à peu un autre chemin. Le Conseil Général a voulu créer une session adaptée avec les sœurs présentes en France. Nous avons commencé à vivre une première étape en étant chacune dans nos lieux de confinement. Des rencontres par Skype et du travail personnel ont rythmé cette première étape.

L’annonce du déconfinement progressif en France a ouvert un possible. Nous sommes arrivées à la Maison-Mère à Auteuil à partir du 13 mai et nous avons commencé une session en « présentielle » pour quelques-unes et virtuelles (Zoom) pour d’autres. Oui, peu à peu un horizon s’est ouvert. Nous sommes connectées avec Marie-Rose, Céline et Christine (sœurs du Rwanda) et Marie-José (de l’Afrique de l’Ouest) et Béatrice et Ingrid (à Bordeaux). Ces dernières devraient nous rejoindre dimanche 17 mai !

Les chemins de Dieu ne sont pas ce que nous avions pensé, cependant, nous demandons la grâce au Seigneur, de préparer notre cœur à la perspective d’une vie toute entière donnée mais aussi toute entière reçue de Lui, unies à la réalité de notre monde, unies à tous ceux qui cherchent une nouvelle manière de vivre sous la mouvance de Laudato Si.

Nous vivons cette expérience en communion avec nos sœurs qui n’ont pu se joindre à nous. Ensemble, nous nous plongeons dans un « RETOUR A LA SOURCE…AU SERVICE DE LA VIE » (Chapitre Général 2018), thème de notre session, pour y découvrir le don de Dieu et répondre à son Amour avec « le plus de plénitude possible » !

Théonisa

Auteuil,16 mai 2020