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Avent : l’Église porte un message d’espérance pour le monde

A eventjeudi 22 janvier 2026

Nous commençons déjà à nous préparer à célébrer un anniversaire. Pour nous, membres de l’Église, c’est l’anniversaire de Quelqu’un de décisif pour notre vie. Celui qui termina ses jours en comparaissant en moins de 24 heures devant quatre tribunaux, se présentant comme véritable Homme, comme véritable Dieu, comme Roi suprême et comme Silence devant un tribunal corrompu. Il fut condamné à la mort la plus ignominieuse : la croix. Puis enseveli.

À la surprise de tous — entre stupeur et joie — il ressuscita le troisième jour, accomplissant sa promesse et devenant notre espérance définitive : « Le Christ Jésus, notre espérance » (1Tm 1,1).

Cet enfant qui, trente ans plus tard, présenta sa mission à Nazareth, son propre village, comme un message d’espérance pour tout souffrant, citant la prophétie d’Isaïe : l’annonce de la Bonne Nouvelle aux pauvres, la liberté aux captifs et la lumière aux aveugles. Durant trois ans de ministère public, il accomplira cela sans relâche.

Et maintenant nous « attendons l’heureuse espérance et la manifestation glorieuse de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ » (Tt 2,13).

Mais tout commença par la naissance d’un enfant, le premier-né, accueilli avec joie et soin, bien qu’il naquit pauvre parmi les pauvres.

Le petit reste d’Israël l’attendait avec les pauvres qui l’accueillent immédiatement, car « le pauvre peut devenir le témoin d’une espérance forte et fiable » (Léon XIV, Journée Mondiale des Pauvres 2025). Et cette espérance était cet enfant nouveau-né.

Aujourd’hui encore, nous continuons « d’attendre »… « Ils verront venir le Fils de l’Homme » (Mc 13,26).

Et quelles attitudes sont demandées à celui qui attend ? D’abord de croire en ce qu’il fait ; d’être fidèle au Maître qu’il attend ; d’être éveillé, préparé, attentif.

Veiller, vivre en éveil, ouvrir le regard intérieur, être attentifs à Celui qui habite notre cœur : « Nous viendrons à lui et nous ferons chez lui notre demeure » (Jn 14,23).

Mais « celui qui n’aime pas son frère qu’il voit ne saurait aimer Dieu qu’il ne voit pas » (1Jn 4,20). Il nous faut donc garder les yeux ouverts sur la réalité, sur les frères proches ou lointains, dont nous entendons parfois les nouvelles douloureuses.

Le chrétien ne peut se refermer sur son propre bien-être spirituel : il doit s’approcher de son prochain et “toucher la chair souffrante du Christ” (Pape François ; repris par Léon XIV, Dilexi Te). L’Esprit qui habite en nous nous donnera la créativité pour le geste concret.

Quelle pourrait être notre petite tâche pour transmettre l’espérance durant cet Avent ?

Lire les premiers chapitres de saint Luc, ou approfondir l’exhortation Dilexi Te du pape Léon.

Ou encore écouter « Noche » du groupe Hakuna et offrir une prière d’intercession.

Et lorsqu’un vers évoque la mère qui enfante, se souvenir de Marie qui dut accoucher dans un « abri » où il n’y avait pas de place pour eux.

Puis SORTIR : car en sortant, nous trouverons sûrement quelqu'un qui a besoin de notre écoute, de notre aide ou de notre temps, et nous aurons l’occasion unique de lui transmettre notre ESPÉRANCE.

Soeur Maria Magdalena Castro

Collado Mediano, 25/11/2025