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Méditation de Carême : accompagner Jésus sur son chemin

M eventmardi 21 avril 2026

Le Carême se présente à nous comme une occasion renouvelée d’écouter l’appel que Dieu adressa à Abraham : « Quitte ton pays » (Marie Eugénie de Jésus 1880). Dans la spiritualité de l’Assomption, ce « départ » n’est pas un événement isolé, mais une nécessité constante de nous éloigner de nos attachements et de nos égoïsmes pour nous élever vers le surnaturel (Marie Eugénie de Jésus 1880). Accompagner Jésus sur son chemin vers la Pâque exige donc une disposition du cœur à rechercher la véritable liberté intérieure.

Le chemin du détachement

Accompagner le Seigneur au désert et vers le Calvaire implique un processus de purification spirituelle. La véritable mortification du Carême consiste à « mourir aux attraits inférieurs » et au « vieil homme », permettant à la grâce déposée en nous de rayonner pleinement (Marie Eugénie de Jésus 1880). Il ne s’agit pas d’un exercice de privation sans sens, mais de « couper les fils » qui nous attachent au confort, afin que notre âme puisse naviguer librement vers Dieu (Marie Eugénie de Jésus 1880).

Ce détachement spirituel nous permet de « demeurer le plus près possible de Jésus-Christ », en apprenant à juger toute réalité à sa lumière (Marie Eugénie de Jésus 1842). Ce n’est que lorsque le cœur est « mort à lui-même » et livré au bien qu’il trouve sa plénitude dans la volonté du Père (Marie Eugénie de Jésus 1842).

Un regard de foi et d’espérance

Le regard de l’Assomption nous invite à ne pas considérer la terre simplement comme un lieu d’exil, mais comme un « lieu de gloire pour Dieu » (Marie Eugénie de Jésus 1841). En ce temps de Carême, nous sommes appelés à travailler à l’avènement du Royaume de Dieu, en nous-mêmes et chez les autres (Marie Eugénie de Jésus 1841).

L’essence du christianisme est le sacrifice du Christ, qui a quitté son bonheur pour embrasser le travail et la croix (Marie Eugénie de Jésus 1841). Ainsi, notre foi ne doit pas rechercher uniquement la béatitude personnelle, mais nous engager activement dans la diffusion de l’Évangile, en utilisant les mêmes moyens que le Christ a choisis : les moyens humbles de la foi et de l’abandon entre les mains de Dieu (Marie Eugénie de Jésus 1841).

Du cœur transformé à l’engagement

L’accompagnement intérieur de Jésus doit conduire à une transformation qui nous pousse à l’action chrétienne. Sainte Marie Eugénie insistait sur le fait que chacun de nous possède une mission sur la terre (Marie Eugénie de Jésus 1841). En nous configurant au Christ dans son don total, nous comprenons que le but de l’éducation chrétienne et de la vie spirituelle est de former des âmes capables de trouver Jésus dans toute connaissance et d’agir comme ses représentants dans le monde (Marie Eugénie de Jésus 1842).

Que ce Carême soit un temps pour fixer notre regard sur Jésus-Christ et, avec un cœur renouvelé et détaché, travailler avec joie à l’extension de son Royaume. En suivant ses pas, nous découvrons que le sacrifice est le prélude nécessaire à la joie de la Résurrection.