Nous avons tous rencontré des personnes marquées par la douleur, les difficultés ou la souffrance, et nous avons ressenti l’appel à agir pour soulager au mieux leur situation. Parfois, que ce soit individuellement ou en groupe, nous cherchons un moyen d’apaiser cette souffrance. La compassion se manifeste dans des gestes simples de bienveillance, de patience, d’honnêteté, de respect, de pardon, de gratitude… une liste sans fin. Elle peut prendre la forme d’une écoute sans jugement, d’une compréhension profonde du vécu de l’autre, d’un soutien concret, de patience ou d’un pardon offert face aux erreurs commises.
En tant que communauté des Religieuses de l’Assomption, vivant au milieu des plus vulnérables, nous avons embrassé cette responsabilité sacrée, appelées par Jésus avec un cœur ouvert et des mains disponibles. Dans l’Évangile selon Matthieu 25,40, Jésus nous rappelle : « En vérité, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » Ces paroles ne sont pas seulement un appel : elles sont une véritable mission.
Comme pèlerines d’espérance, nous entrons chaque semaine dans des foyers, des hôpitaux et des refuges, non comme étrangères, mais comme porteuses d’espérance. Nous apportons la prière et une présence à ceux qui se sentent oubliés. Nous écoutons leurs récits de douleur et de résilience. Nous tenons des mains tremblantes de maladie et offrons une consolation là où la médecine ne peut atteindre.
Nous remercions notre paroisse, qui a reconnu les besoins des pauvres et nous a confié la distribution des aliments issus de l’offertoire du dimanche. Nous portons également la sainte communion aux communautés éloignées qui ne bénéficient pas de célébration eucharistique dominicale.
Ce ministère n’est pas facile. Il exige du temps, de l’énergie, du sacrifice, une force intérieure, une attitude sans jugement, une profonde compréhension, la capacité de supporter des situations difficiles, l’engagement de prévenir de futures souffrances, la pratique de la bonté envers soi-même et le courage d’affronter la douleur. C’est une œuvre sainte. C’est l’Évangile en action.
Nous ne répondons pas seulement aux besoins matériels : nous restaurons la dignité humaine. Nous rappelons aux malades qu’ils ne sont pas seuls. Nous témoignons aux plus démunis qu’ils sont vus, connus et aimés.
Nous demeurons une Église qui marche vers la souffrance, et non qui s’en éloigne. Nous sommes reconnues non seulement pour notre prière, mais pour notre témoignage, un témoignage qui brille d’autant plus fort dans les lieux les plus obscurs.
Comme pèlerines d’espérance, nous ne nous lassons jamais de faire le bien ; et chaque acte de service reflète l’amour du Christ vivant en nous.
« Qui a besoin de compassion ? Nous tous ! »
Communauté de Kangundo