local_offer Les Archives

Session d'Archives 2023

S eventlundi 27 mai 2024

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Notre trésor, c’est le Christ, bien sûr ! Mais il s’incarne dans l’histoire et le charisme de la Congrégation. Les Archivistes reçoivent la mission spéciale de veiller sur les traces de cette histoire et d’aider les sœurs à vivre à l’Assomption aujourd’hui, en puisant aux sources. C’est la parabole de l’homme qui a trouvé un trésor dans son champ ou une perle rare qui accompagnera le travail de la session. Pendant 10 jours, du 21 au 30 avril 2023, les Archivistes Provinciales consolideront leurs compétences et développeront un réseau de travail pour l’avenir. Vous trouverez des nouvelles sur le site de la Congrégation.

Premier jour 

Nous retenons aujourd’hui l’expérience faire suite à l’ouverture de Sr Rekha. Après un moment d’intériorisation personnelle suivie d’un partage en assemblée, nous nous percevons comme une communauté d’archivistes en chemin. Les Archives sont le « sanctuaire du charisme », selon ce que nous a dit Sr Rekha. Elles sont la mémoire vivante qui nous interpelle et nous invite à vivre la fidélité à notre identité. Cette mémoire nous inspire pour le présent et l’avenir.

Deuxiéme jour 

Cette deuxième journée a été placée sous le signe de l'émotion, de la fascination et de l'enthousiasme pour la mission qui nous est confiée et qui se résume en cinq mots clés : collecter, classer, conserver, communiquer et conseiller. Les Archives nous ont été présentées de manière créative avec des exposés, des temps d'intégration personnelle, d'observation, de travail en groupe et de partage. Nous sommes reconnaissantes pour le grand travail qui a été fait, et qui continue d'être fait, depuis trente ans, parfois de manière simple et discrète, parfois de manière extraordinaire dont nous sommes témoins aujourd'hui en contemplant notre "Sanctuaire" (celui des Archives) comme un lieu de rencontre entre le passé, le présent et l'avenir.

Troisième jour

Parties en pèlerines sur la route de nos racines et de notre propre enfance, des origines de la Congrégation et de notre mission. Chacune reprend la conversation commencée avec notre fondatrice, appelée aujourd'hui "Anne Eugénie" puisque nous voilà en Lorrainen région de son enfance. Contempler avec ses yeux ces étendues qui l'ont façonnée, provoquées à voir loin, à respirer large. Fouler ces allées de l'immense parc, caresser ces vieux arbres, écouter les oiseaux, monter ces escaliers, c'est entrer dans l'intimité de l'enfance d'Anne Eugénie, comme on s'approche d'une source où elle-même est revenue boire bien plus tard.

Quatrième jour

Le dimanche 24 avril, nous sommes allées à Metz pour visiter les lieux de l'enfance et de la jeunesse d'Anne Eugénie : la maison où elle est née et les lieux où elle a vécu avec sa famille. Nous nous sommes également rendus à la cathédrale de Metz, où Anne Eugénie et sa mère avaient l'habitude de prier ensemble ; puis nous avons visité l'église Sainte-Ségolène où nous avons trouvé l'icône et les reliques de Sainte Marie Eugénie sur le maître-autel. A Sainte Ségolène, l'Eucharistie a été concélébrée par le Père Michel, assomptionniste, et le Père Wieslaw, prêtre polonais, curé de la paroisse, qui nous a accueillies fraternellement dès notre arrivée. Nous avons pique-niqué dans une salle où se réunit la communauté paroissiale polonaise, un moment de partage très émouvant et joyeux. Nous sommes ensuite parties à Reims pour visiter sa belle cathédrale et comprendre pourquoi les cathédrales étaient une source d'inspiration pour Anne Eugénie. De retour à Auteuil, le Père Michel a partagé avec nous quelques notes sur la relation de foi et d'amitié de Marie Eugénie avec le Père d'Alzon. Aux vêpres, nous avons partagé notre expérience de ce pèlerinage.

Cinquième jour

La journée d'aujourd'hui a été très inspirante avec le partage de Sœur Véronique sur la culture du soin - un patrimoine entre nos mains - à partir d'un clip vidéo significatif de Kintsugi, un art japonais qui consiste à restaurer le verre cassé. Nous continuons avec le partage de Céline H.P, archiviste des Petites Sœurs de l'Assomption, sur la préservation et le soin des documents anciens et en cas de désastre. L'après-midi est encore plus émouvante, puisque nous avons appris et expérimenté comment conserver, nettoyer et classer toutes les lettres de Mère Marie Eugénie et les documents d'origine.

Sixième jour

Une nouvelle journee  pour ressentir une fois de plus, l’immense amour de Dieu, dans les chemins parcourus par cette femme courageuse, de lumière, qui porte  toujours um regard en avance sur son temps.  Ce sixième jour a été vraiment merveilleux et béni. Nous touchons de nos propres mains le trésor, une histoire construite, vivante et vécue au fil des ans par sainte Marie-Eugènie de Jésus. Dans le cœur se resserraient les sentiments de joie, de gratitude, de bonheur, d’espoir, de surprise, d’incrédulité, d’admiration et beaucoup, beaucoup d’amour. Entrer dans le musée - véritable sanctuaire, nous a encouragés à vouloir et à désirer toujours avoir le « Regard fixé sur Jésus-Christ et l’extension de son Royaume ».

Septième jour

Sœurs Françoise et Cécile témoignent du dialogue nécessaire entre tous les membres d’une province  (Provinciale, économe, secrétaire, communautés…) pour que la vie circule.

Pour que la vie de la Congrégation continue et s’épanouisse, plusieurs éléments reviennent fréquemment : respect et discrétion, ouverture et dialogue, confiance mutuelle, réalisme, partage, recherche commune du vécu. S’organiser sans courir deux lièvres à la fois. En parallèle,  patience et grande place au temps.

La meilleure transmission est d’essayer de transmettre notre expérience vécue à partir de ce que nous avons vu, touché, entendu.

Expérience émouvante d’une vie (re)transmise : la Belgique donne au Rwanda plusieurs albums photos et des documents importants des fondations alors qu’au pays rien de restait d’avant 1994.

C’est comme un deuxième enfantement soulignent les sœurs très émues. Merci aux sœurs Marcienne et Katrin. C’est un bel  exemple d’un constat fait au quotidien, les archives font naître et grandir une famille.

Une conviction revient aussi souvent, exprimée par un dicton africain : une nouvelle corde se tresse toujours à la suite de l’ancienne !

 

Huitième jour

La technologie est un outil utile. Elle permet d'organiser et de classer les documents afin de les préserver pour les générations futures. Les documents numériques sont fragiles et ont une durée de vie courte, il est donc nécessaire de stocker l'information pour en assurer la continuité. Nous avons pu constater l'importance de l'utilisation de la technologie numérique dans notre mission d'archiviste. L'opportunité d'exercer et d'appliquer les connaissances que nous avons apprises, a montré qu'on pouvait obtenir un accès rapide à l'information ou aux documents, en simplifiant les tâches et en gagnant du temps lors de la recherche d'un document. La technologie numérique est donc une exigence pour une mission réussie en tant qu'archiviste.

Neuvième jour

Les annales… pourquoi écrire des annales ? Quel  sens ? Chacune avait été invitée à écrire une page d’annales à propos des 2 jours en Lorraine sur les pas de Marie-Eugénie. Très intéressant de constater les différences et les ressemblances bien sûr… De là, la question : qu’est-ce qui est important  pour des annales ?  Beaucoup d’échanges et beaucoup de discussions … Au final, on pourrait résumer ainsi :

Les annales ne sont ni une simple feuille d’informations, ni la copie d’un agenda. Elles sont un récit fait par une sœur d’un vécu  de la communauté. C’est important de partager l’expérience faite à travers ce vécu. Ce qui compte c’est la vie ; faire sentir et ressentir l’expérience de cette vie en essayant de la transmettre à celles qui liront bien plus tard ces annales

Dialogue avec Marie-Eugénie…Notre communauté des archivistes a fait une deuxième expérience dans le sanctuaire : nous mettre à l’écoute de Marie-Eugénie en cette étape de la session. Que nous dit-elle à chacune ? Que lui disons-nous ?  Une demi-heure et puis retour dans la salle pour partager… moment très fort une fois de plus !

Dernier jour

En tant que " communauté d'archivistes ", nous avons célébré l'anniversaire de la fondation en suivant les traces de Sainte Marie Eugénie et de nos premières sœurs à Paris. Nous avons pris le métro et sommes arrivées à l'église Saint-Sulpice où nos sœurs écoutèrent le Père Combalot pour la première fois. Nous y avons passé un peu de temps avec les souvenirs de cette rencontre.

Puis nous sommes allées à la Chapelle des Carmes, où Marie Eugénie a rencontré Mère Marie Augustine et Mère Thérèse Emmanuel. Ensuite, nous avons été heureuses de visiter la rue Férou, à l'occasion du 184ème anniversaire de notre Fondation. Nous étions en silence, reconnaissantes envers Dieu pour les merveilles qui se sont produites à l'Assomption tout au long de ces années. « Tout est de Jésus-Christ ».

Nous nous sommes rendues à Auteuil pour un déjeuner et une rencontre festive. Puis, au cours de la session de clôture, nous avons tous partagé notre expérience de vie commune en tant que « communauté d'archivistes » en utilisant différents symboles. Nous avons fait l'expérience d'une grande joie et d'une grande communion, nous sommes entrées dans le sanctuaire, nous avons trouvé le trésor, nous avons appris à boire à la source et nous sommes reconnaissantes.

Pour la célébration eucharistique, nos communautés voisines de Lubeck, de la rue des Plantes et les sœurs de Bondy se sont jointes à nous. C'était un rassemblement solennel.  Après le dîner, nous avons eu la fête finale avec un programme culturel varié de différents pays. La session s'est donc terminée dans un esprit de communion et d'internationalité.