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Notre regard sur ... la province de l'Inde

N eventvendredi 5 mars 2021

Regarder la vidéo: https://youtu.be/-7L0cO-ning

Le grand professeur CORONA !!!

L'année 2020 est saisie par le COVID19 et draine le monde de sa population et de son économie. La raison de cette panique est qu'il n'existe aucun médicament contre cette maladie et aucun vaccin pour la prévenir. La distanciation sociale auto-imposée est le moyen de briser la chaîne de ce virus pour qu'il ne se propage pas davantage. Cela semble simple mais c'est un régime très difficile à suivre. Les personnes qui ont l'habitude de se promener dans les bars et aux coins des rues sont priées de rester chez elles. Comment passer son temps dans une pièce est le plus grand défi auquel les gens sont confrontés aujourd'hui. Il y a deux façons d'aborder cette restriction des déplacements imposée par le gouvernement ou par soi-même. La première sera de considérer cela comme une opportunité de faire des choses que nous n'avions pas le temps de faire dans des circonstances normales. Passer plus de temps de qualité avec sa famille et ses proches, ce qui contribuera à renforcer les relations et l'amour au sein de la famille. Passer du temps avec soi-même dans le silence et la solitude pour converser avec Dieu et avec nous-mêmes. Se remettre en question sur ce qui a mal tourné dans notre façon de vivre et d'agir. Examiner ce qui a mal tourné dans la manière dont nous avons géré notre "Maison-Terre commune". Nous n'avons pas écouté les sanglots et les gémissements de la Terre-Mère. Nous n'avons pas écouté les gémissements de nos co-pilotes, le "Royaume animal". Nous nous sommes comportés comme les seuls maîtres de cette création et le simple COVID19 nous fait réaliser que les humains ne sont qu'une espèce parmi des millions et que nous sommes interdépendants et liés. Les humains se détruisent eux-mêmes en détruisant ce réseau de relations avec la Terre Mère.

Une deuxième façon d'aborder cette situation de crise est de la considérer comme une malédiction générant beaucoup d'énergie négative dont le virus se nourrit. Les personnes qui réagissent ainsi ne sont pas disposées à accepter des restrictions de mouvements, attrapent elles-mêmes l’infection et la transmettent à d'autres, ce qui entraîne une propagation pandémique du virus. Elles ne sont pas prêtes à sacrifier leur liberté pour leur propre sécurité et celle de la société. Nous ne réalisons pas que ma liberté s'arrête là où commence celle de l'autre. Cela signifie que je n'ai qu'un espace limité pour exercer ma liberté. C'est difficile à accepter et à mettre en pratique. Le partenaire de vie et les enfants sont souvent victimes de leur frustration et de leur colère. Peu de pays ont signalé l'augmentation du nombre de violences domestiques et de divorces pendant cette période d'enfermement.

En Inde, le gouvernement central et les gouvernements des États ont abordé la crise COVID 19 avec la plus grande prudence et ont introduit des mesures strictes pour contrôler les mouvements de la population. L'État du Kerala, par exemple, a presque réussi à maîtriser la situation. Il n'est pas nécessaire de mentionner que la surpopulation est une situation difficile à gérer, mais le nombre d'infections est sous contrôle. Outre la lutte contre le virus en Inde, en raison du grand nombre de sans-abri et de personnes sans économies pour faire face à la crise, les gouvernements ont mis en place un système de fourniture gratuite de produits alimentaires et de nourriture préparée pour éviter qu'ils ne meurent de faim. Il s'agit notamment des travailleurs migrants interétatiques qui sont sans travail et n'ont pas d'endroit où vivre. Comme tous les transports publics sont fermés, ces personnes ne peuvent pas retourner dans leur état d'origine. Certains migrants parcourent des centaines de kilomètres à pied pour atteindre leur village natal et même quelques-uns d'entre eux sont morts dans cet exode. Les gouvernements sont priés de prendre d'autres dispositions pour leur logement et leur nourriture. Mais il y a encore des gens qui vivent sous les ponts et dans d'autres lieux publics. Parallèlement, le gouvernement a lancé des activités de recherche pour trouver les médicaments et les vaccins nécessaires à la prévention.

L'Église est également devenue proactive en mettant ses grandes et petites institutions au service des personnes touchées par le COVID. Comme la crise actuelle est mondiale, nous ne pouvons pas attendre de secours des autres pays. Nous utilisons donc nos maigres ressources pour atténuer les souffrances des pauvres et des marginaux. De nombreux groupes religieux et ONG sont activement impliqués dans la collaboration avec l'administration locale pour apporter aide et secours à l'humanité brisée. En ces temps, le virus corona perturbe notre paix et notre énergie. Il nous oblige à quitter nos zones de confort et à commencer à penser et à agir différemment. Un nouveau sens de la solidarité et de la connectivité s'est développé avec Dieu et les gens.

Les services désintéressés des médecins, des infirmières, des travailleurs de la santé et du personnel de police qui travaillent 24 heures sur 24 nous laissent stupéfaits et reconnaissants. Ils font de leur mieux pour nous assurer une bonne santé, la guérison et la sécurité au risque de leur propre vie. C'est aussi une époque où nous découvrons la floraison des actions caritatives. Chacun, selon ses capacités, ses talents et son temps, essaie de leur faciliter la vie. Nous reconnaissons ces moments comme la manifestation des "cœurs d'or" de notre peuple. Ils apparaissent sous différentes couvertures à travers différents services. La période difficile de l'attaque du virus corona a produit des anges au service de l'humanité. Que Dieu les garde en sécurité.

En général, on peut observer deux catégories de personnes et de gouvernements. Certains ont pris la situation actuelle très au sérieux, ayant compris l'urgence de la crise, tandis que d'autres la prennent plus à la légère et ne réagissent pas de manière adéquate pour contrôler la situation. Certaines actions sont retardées et certaines décisions ont été négligées. En conséquence, le virus s'est propagé mais, compte tenu de l'ampleur de notre population, le nombre d’infections et de victimes est très faible par rapport à certains pays riches et développés. Nous élevons nos cœurs vers Dieu qui est du côté des pauvres et des démunis et qui les protège.

Dans notre province, les soeurs ont plus de temps pour construire des relations de qualité puisque toutes les activités et mouvements sont interdits par le gouvernement. Nous vivons la passion du Christ en solidarité avec l'humanité brisée et nous avons marché ensemble jusqu'au Calvaire. Le monde et chacun d'entre nous ne peuvent pas être les mêmes après avoir vécu ce virus pandémique.

Philo Thomas RA